La honte (partie 2)

Je ne me lancerai pas dans une analyse théologique visant à prouver que l’islam n’est pas une religion foncièrement violente, homophobe, sexiste et/ou antisémite. Je laisserai volontiers cela à Michel Onfray, soi-disant philosophe, homme de lettres aussi crédible qu’un BHL parlant sionisme et chiffons. Non, Michel n’y connait rien, ne parle pas arabe, base sa critique de l’islam sur son interprétation de différentes traductions ; vous l’avez compris, on passera sur l’honnêteté intellectuelle.

Je ne m’engagerai pas dans une joute verbale contre Éric Zemmour pour lui prouver que non, bien qu’arabe, je ne suis pas une délinquante en échec scolaire. Non Éric, je ne suis une menace à ton équilibre mental ; même si toi, tu me sembles déjà déséquilibré. Je ne compte pas non plus me reproduire indéfiniment en priant Allah de peupler cette pauvre France de ma progéniture islamique. Mais détrompe-toi Éric, je ne compte pas te tendre mon autre joue.

I’m tired of this shit.

Notre classe politique nous crache dessus, les médias (eux aussi désespérément blancs) nous piétinent. On érige en porte-parole de la communauté musulmane des individus assoiffés de célébrité, des individus eux-mêmes controversés dans la communauté intéressée. Ils jouent les « bons nègres » – ou mieux – les « bons bougnoules », prêts à vendre père et mère pour qu’un spot se braque sur eux. Ils séduisent l’oppresseur, afin d’acquérir une visibilité plus importante. Les bons bougnoules n’ont pas compris qu’on se servait d’eux, qu’ils avaient intériorisé le racisme qu’on leur assénait depuis toujours. Depuis quand est-on un bon bougnoule intelligent?

Shots fired

Parlons aussi de notre cher premier ministre (et son très très cher supérieur hiérarchique). Je n’oublierai pas ses propos émis à l’égard des Roms, ni son parti pris pour l’islamophobie. Je n’oublierai pas ces polémiques inutiles sur les frères musulmans (oui Manuel, en grand commercial, essaye de séduire Sissi); sur le voile islamique, sur la laïcité, sur Charlie Hebdo. Notre cher fonctionnaire est visiblement incapable de se taire à défaut de réfléchir.

Ça parle d’immigration, ça fait un chantage au FN pour gagner les élections, ça utilise sa rhétorique claudicante pour séduire les masses, ça viole les traités internationaux sans vergogne. Le politique est un animal bien étrange qui discute pain au chocolat et bronzette à la plage. Le politique, entre deux remarques sexistes et deux viols, vient vous parler féminisme avec une poule sous le bras.

Décidément, vous avez tout à apprendre d’eux. Maintenant, taisez-vous (big Up à Finkie).